juil 08
Le Jeu de paume présente, pour la première fois en France, une rétrospective de l’artiste sud-africain William Kentridge, organisée par le San Francisco Museum of Modern Art et le Norton Museum of Art. Né à Johannesburg en 1955, William Kentridge a d’abord suivi des études de sciences politiques avant de se tourner vers l’art. Connu essentiellement pour ses films d’animation composés de dessins au fusain, cet artiste travaille aussi la gravure, le collage, la sculpture, la performance et l’opéra. Associant le politique et le poétique, William Kentridge entreprend dans son oeuvre graphique, comme dans ses installations et ses films, de dénoncer l’apartheid et le colonialisme : ‘Je pratique un art politique, c’est-à-dire ambigu, contradictoire, inachevé, orienté vers des fins précises : un art d’un optimisme mesuré, qui refuse le nihilisme.’
Infos complémentaires
De 5 à 7 euros
Le mardi de 12h à 21h, du mercredi au vendredi de 12h à 19h, le samedi et dimanche de 10h à 19h
Jeu de paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris
Renseignements : 01.47.03.12.50
Plus d’info : Le jeu de paume
avr 09
1960. Le magazine Fortune commande à Robert Doisneau un reportage sur Palm Springs, oasis de luxe dans le désert californien. Une grande partie des clichés était restée inédite. Une exposition et un livre permettent de découvrir ce pan inattendu du travail du photographe. Aux antipodes du Paris réaliste en noir et blanc qui a fait sa gloire, Doisneau livre des clichés dont les couleurs vives rendent compte d’un paradis artificiel aussi clinquant que déconcertant. Vert éclatant des terrains de golf ou bleus intenses des piscines et du ciel campent le décor de compositions saisissantes. “Je suis sonné car tu comprends, ou plutôt tu ne peux imaginer les maisons”, explique alors le photographe dans une lettre à son ami Maurice Baquet. “Piscines dans le salon pour deux vieillards, jardins de plastique, faux Utrillo dans les cabinets, bouteilles sortant, giclant plus exactement, sur le bar, et du violet, du vert, du mauve, je ne sais plus”… Doisneau traque les petites étrangetés d’un univers où le kitsch triomphe - on songe parfois à Martin Parr. Sur les meilleurs clichés émergent aussi quelques portraits d’une grande force. D’un fumeur de cigares à une vieille dame fardée, Doisneau cultive de concert une mélancolie feutrée et une discrète ironie.
Galerie Claude-Bernard
7-9, rue des Beaux-Arts*
Paris 6
Du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30
Le lundi sur rendez-vous. Jusqu’au 1er juin.
Plus d’info : Galerie Claude Bernard
Palm Springs 1960, Robert Doisneau, avec une préface de Jean-Paul Dubois, Flammarion, 30 euros.
oct 28

Autoportrait (Nadar - 1910)
A ses débuts, la photographie apparaît comme un moyen de documentation. L’impact artistique n’est pas encore d’actualité. Nonobstant, elle devient peu à peu la « rivale » du dessin et de la peinture surtout en ce qui concerne le genre du portrait.
Nadar, caricaturiste de formation, excelle dans ce domaine. En effet, ses portraits démontrent autant que faire se peut les caractéristiques psychologiques du sujet.
Pour concurrencer l’impressionnisme pictural, un genre photographique voit le jour : le pictorialisme. L’enjeu de ce courant est de faire naître l’émotion artistique en utilisant et en interprétant les formes disponibles dans la nature.
La principale caractéristique de ce courant reste l’intervention revendiquée par les pictorialistes eux-mêmes au moment de la prise de vue et du tirage. Ainsi, le modèle photographié devient un simple élément constitutif de l’image finale et n’est plus le sujet principal.
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juin 09

99 cent, Andreas Gursky (1999)
Depuis le début des années 1980, la photographie est véritablement reconnue comme un mode d’expression artistique à part entière. Actuellement, tous les grands musées mondiaux possèdent leurs fonds d’œuvres photographiques.
On assiste depuis ces dernières années au développement de nombreuses tendances. Toutefois, les artistes partent tous du même constat : proposer autre chose qui n’est ni « déjà vu », ni « déjà fait ».
Même si les courants restent nombreux et très diversifiés, on peut imaginer un regroupement de certains artistes par concept. Ainsi, l’ironie face à l’art, la société et le statut conféré à l’image demeurent les sujets de prédilection d’artistes tels que Florence Chevalier, Pierre et Gilles ou Martin Guttman. Lire la suite »
mai 07
Naissance de la chambre noire
D’une certaine manière, on peut affirmer que dès la Renaissance, la photographie occupe les esprits. Ainsi, les peintres italiens découvrent les lois de la perspective et utilisent deux appareils optiques permettant de projeter sur une surface une image : la chambre claire et la chambre noire sont nées !
Toutefois, ces procédés sont déjà connus d’Aristote (384-322 av J.C) et d’Ibn Al-Haytman (savant arabe, 965-1038). L’appareil de l’époque est une boite fermée, étanche à la lumière, dont un face est percée d’un petit trou. L’image inversée d’un objet éclairé placé devant le trou apparaît alors sur la paroi opposée.
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avr 23
Expressionnisme : ce terme ne correspond pas réellement à un mouvement mais à des personnalités qui pourchassent le même objectif : mettre en image un monde spécifique et authentique.
Nouvelle objectivité : courant qui naît au lendemain de la première guerre mondiale en Allemagne. La démarche artistique consiste à illustrer la réalité sociologique récemment dévastée. Rigueur et exactitude sont les deux maîtres mots du courant dont Erich Salomon ou Umbo font partis.
Nouvelle topographie : dans les années 1970, des photographes tels que Robert Adams ou Hilla Becher décident de relever par l’image le paysage tel qu’il est. Ils mettent en place une nouvelle cartographie regroupant des données scientifiques, sociologiques et écologiques.
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mar 13

jackie III - Andy Warhol
A partir des années 1960, une nouvelle révolution survient dans le monde de la photo : la photographie entre dans l’univers des musées et dans l’enseignement supérieur. Par voie de conséquence, la pensée théorique se développe rapidement.
Au cours de ces mêmes années, les premières agences internationales voient le jour (Magnum, Gamma) et permettent au photojournalisme de prendre son essor.
Les trente glorieuses sont le théâtre d’un foisonnement de nouveaux mouvements photographiques. Parmi les plus importants : la photographie humaniste, la photographie subjective, la nouvelle topographie, l’expressionnisme et l’art conceptuel.
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mar 12

Niecephore Niepce (1826)
Cette période coïncide avec la naissance de la photographie au début des années 1820 et se termine vingt ans plus tard.
Nicéphore Niepce débute ses recherches en matière de photographie en 1816. Notez que la première photographie ne se nomme pas ainsi. On parle alors d’héliographie. Procédé qui désigne la reproduction d’un paysage par le biais de gravures anciennes. Cependant, Nicéphore Niepce est considéré comme l’inventeur de la photographie dans la mesure où il est le premier à enregistrer de manière pérenne une image.
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fév 11
A partir des années 1920, la photographie se voit destinée à une autre fonction. Elle est alors employée pour la promotion des produits industriels et des biens de consommation. Ainsi, naît la publicité moderne. Des artistes réputés - tels que Man Ray - sont engagés pour réaliser ces publicités entraînant ainsi l’esthétisme photographique à des fins commerciales. Les frontières entre publicité et art photographique disparaissent peu à peu sous l’égide d’artistes photographes qui se distingueront principalement dans cet exercice comme Cecil Beaton, et plus tard Richard Avedon (notamment durant la période des trente glorieuses).
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