
Duke Ellington
Ce courant est surtout caractérisé par les grands orchestres (big bands) et le swing, pulsation très balancée qui fait bouger et danser le public. Les grands orchestres commencent à se développer à la fin des années 20 et après la grande crise de 1929, c’est à nouveau l’euphorie : la population a besoin de se divertir et de s’amuser pour oublier les problèmes économiques.
Le répertoire des grands orchestres s’oriente donc vers la danse et reprend les airs des comédies musicales les plus célèbres, comme celles de George Gershwin ou Kurt Weil. Les airs que le public fredonne dans les rues deviennent des standards du jazz.
Les orchestres de plus en plus volumineux et sonores ont donné beaucoup d’importance aux cuivres, notamment aux saxophones. Chaque orchestre a sa propre couleur, en fonction du son des instrumentistes engagés et du talent des arrangeurs. Le travail des chefs d’orchestre sur le son est très important : l’orchestre de Duke Ellington ne sonne pas comme celui de Count Basie. Le tuba est définitivement remplacé par la contrebasse et la guitare se substitue au banjo. Le batteur installe de nouveaux rythmes très dansant : le chabada et le charleston.
► Artistes principaux :
Fletcher HENDERSON, Duke ELLINGTON (piano/chef d’orchestre), Earl HINES (piano/chef d’orchestre), Count BASIE (piano, chef d’orchestre), Ella FITZGERALD (chant), Billie HOLIDAY (chant), Charlie CHRISTIAN (guitare), Lester YOUNG (saxophone), Art TATUM (piano)…
Pendant ce temps là en France
Au début des années 30, le guitariste français (né en Belgique) Django Reinhardt rencontre le violoniste Stéphane Grapelli. Le virtuose de la guitare avait déjà introduit le jazz dans la musique manouche et les deux hommes créent le quintette du Hot Club de France. Leur musique très innovante mélange jazz et musiques tziganes.
Le jazz manouche remporte un vif succès jusqu’à la guerre 39-45 et connaît actuellement un nouvel engouement du public avec des guitaristes comme Romane ou Bireli Lagrène.