Doisneau en couleurs

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Palm Springs 1960, Robert Doisneau1960. Le magazine Fortune commande à Robert Doisneau un reportage sur Palm Springs, oasis de luxe dans le désert californien. Une grande partie des clichés était restée inédite. Une exposition et un livre permettent de découvrir ce pan inattendu du travail du photographe. Aux antipodes du Paris réaliste en noir et blanc qui a fait sa gloire, Doisneau livre des clichés dont les couleurs vives rendent compte d’un paradis artificiel aussi clinquant que déconcertant. Vert éclatant des terrains de golf ou bleus intenses des piscines et du ciel campent le décor de compositions saisissantes. “Je suis sonné car tu comprends, ou plutôt tu ne peux imaginer les maisons”, explique alors le photographe dans une lettre à son ami Maurice Baquet. “Piscines dans le salon pour deux vieillards, jardins de plastique, faux Utrillo dans les cabinets, bouteilles sortant, giclant plus exactement, sur le bar, et du violet, du vert, du mauve, je ne sais plus”… Doisneau traque les petites étrangetés d’un univers où le kitsch triomphe - on songe parfois à Martin Parr. Sur les meilleurs clichés émergent aussi quelques portraits d’une grande force. D’un fumeur de cigares à une vieille dame fardée, Doisneau cultive de concert une mélancolie feutrée et une discrète ironie.

Galerie Claude-Bernard
7-9, rue des Beaux-Arts*
Paris 6
Du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30
Le lundi sur rendez-vous. Jusqu’au 1er juin.

Plus d’info : Galerie Claude Bernard

Palm Springs 1960, Robert Doisneau, avec une préface de Jean-Paul Dubois, Flammarion, 30 euros.

Théâtres au cinéma

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theatres-10Pour sa 21e édition, le festival Théâtres au cinéma propose aux cinéphiles de découvrir trois artistes égyptiens, ayant travaillé à la fois sur scène et sur grand écran. Au programme l’intégrale de l’oeuvre de Youssef Chahine, une rétrospective des plus grands rôles d’Omar Sharif en sa présence et la projection des adaptations au cinéma des romans et scénarios de l’écrivain Naguib Mahfouz. En parallèle et à l’occasion du 40e anniversaire de sa mort, un hommage à Albert Camus sera également présenté.

Magic Cinéma
Centre commercial Bobigny
2 rue du Chemin Vert
93000 Bobigny
Renseignements : 01.41.60.12.34

Plus d’info : Magic Cinéma

Christian Boltanski, Expositions ‘APRES’ et ‘MONUMENTA’.

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Boltanski au Grand Palais, Boltanski au MAC/VAL, Boltanski en livre, Boltanski prochain Français présenté à la Biennale de Venise 2011. L’année commence bien pour cet artiste hors du commun qui réussit, à travers deux expositions somptueuses, présentées en écho à Paris (jusqu’au 21 février) et à Vitry (jusqu’au 28 mars), à nous entraîner à faire le grand saut. De la vie à la mort. Et retour.

Thème de prédilection de l’artiste, la mort est une fois de plus abordée frontalement au long des deux expositions ‘Monumenta - Personnes’ et ‘Après’, deux projets concomitants qui trouvent dans cette simultanéité une résonance troublante. En 1969, Christian Boltanski présentait les preuves de sa propre mort avec ‘Reconstitution d’un accident mortel qui ne m’est pas encore arrivé et où j’ai trouvé la mort’. Quarante ans plus tard, plus question de preuves, l’artiste habite les morts qu’il met en scène en leur prêtant sa propre voix. Au MAC/VAL, ses anges de la mort ont beau avoir franchi les frontières de la vie, ils n’ont toujours pas eu de réponses. Une parabole qui pourrait bien caractériser toute son oeuvre, qu’il n’hésite pas, au détour de la conversation, à qualifier d’échec. “Mon art a toujours été un échec, il a toujours été incapable de préserver.” Derrière la boutade, il y a pourtant cette terrible vérité ; toute création, toute génération est vouée à disparaître. Alors, de la présence à l’absence, de la fin de soi à la renaissance des autres, on navigue entre ces deux expositions comme ébloui par les deux faces d’une même pièce qui, si elles peuvent paraître opposées, s’unissent et s’accouplent en une même expérience ; celle de la mort comme partie essentielle de la vie. Peu importe alors par où commence le voyage, les deux expositions ne sont pas des épisodes, mais deux attaques d’un même sujet et poussent le visiteur, chacune à sa manière, de se comporter comme tel.

‘Monumenta - Personnes’ au Grand Palais, vivant parmi les morts…

Derrière le mur de casiers oxydés, l’artiste présente son spectacle des ombres. Des ombres bien particulières, bigarrées, déchues, désolées et figées au sol - déjà effacées. Seuls subsistent les restes, pulls, chemises et tee-shirts, vestiges anonymes d’hommes et de femmes disparus, sans identité. Parqués par sections, ces ensembles muets ne sont que des témoins aléatoires d’existences passées. Et, dans un froid saisissant, maintenu par l’absence volontaire de tout chauffage, le spectateur erre sans but dans ces allées insensées, s’arrêtant au gré des motifs, au gré des couleurs de ces vêtements de fortune, destinés au recyclage, à l’échange après usage… Communauté de destin qu’ils partagent, gisant là sans motif apparent, sans une once de disposition esthétique, sinon la mise en place scrupuleuse dans un même sens. A l’image de la vie, de ses rencontres aléatoires et de sa tension, invariable, inexorablement tournée vers sa propre fin.

A l’autre bout de la nef, finies les allées rectilignes et l’alignement minutieux des reliques. Une montagne de tissu s’élève vers le ciel, percée d’un cratère que creuse sans relâche une pince géante. C’est donc au tour de la machine de se voir attribuer le rôle de Sisyphe, s’évertuant à ramasser, pour les relâcher ensuite, ces vêtements laissés à l’abandon. Entre doigt de Dieu choisissant ses proies au hasard et pince de fête foraine, la grue plonge sa griffe dans cet amas de souvenirs, rythmant de sa respiration infernale ce parcours hors norme, oscillant entre nature organique (vie disparue, tissus mélangés, battements de coeurs continus) et délire industriel (allées dégagées, discipline stricte et hurlements de câbles). Saisissant, tant par le froid glacial qui y règne que par cette terrible atmosphère de coeur palpitant, dont les battements, en fond sonore obsédant, sont diffusés par des dizaines de haut-parleurs, l’exposition assomme d’emblée, aidée en cela par le vertige d’une architecture semblant vibrer au rythme des pulsions de toutes ces machines. Ainsi, en y faisant cohabiter, au travers de tous ces vêtements, la mort, ‘Personnes’ nous jette droit dans le poumon vibrant d’une machine effrayante, la vie.

‘Après’ au MAC/VAL, comment vivre sa mort

Documents d’archives et silhouettes évanescentes sur un rideau de lumière, la dernière avant le grand soir. Rideau. Grand noir. Et ce souffle sourd, mécanique, qui vient buter contre les parois sombres d’un espace inconnu… Une fois de plus, Christian Boltanski nous jette dans la gueule du loup. Ici c’est “l’après”, après vie, après coup, voguant parmi les morts, sans histoires mais toujours sans réponses. Dans l’obscurité, les silhouettes de fortune questionnent le visiteur, voyageur égaré dans ce purgatoire inquiétant. Un socle de bois, deux tubes phosphorescents figurant bras et buste, un manteau ; les habitants du lieu répètent en boucle une même question. Triviale, concrète, directe et concise, chacune ouvre la voie à une possibilité de la mort, de notre propre mort. Ce thème récurrent trouve ici une résonance particulière ; toutes les traces de la mort des autres sont effacées. Celui qui s’apprête à mourir, ici, c’est justement celui qui vit, celui qui voit, confronté à ces questions si évidentes à propos de la mort qu’elles en disent toute l’absurdité. Celui qui s’apprête à mourir, c’est nous…

Il faut entendre, parmi ces petites phrases, celle qui demande, enjouée et naïve : “Dis-moi, as-tu chié sous toi ?” Comment en effet comprendre autrement la mort qu’en lui demandant ce qu’elle a de plus concret, ce qu’elle a de plus “vivable”… “La mort fait partie de la vie” commente l’artiste à propos de cette oeuvre ; mais c’est justement dans cette rencontre impossible de sa propre mort que se joue l’ambiguïté d’une telle installation. Sans artifices, sans préciosité, Christian Boltanski crée une “anti-vanité”, où la mort, omniprésente, n’est jamais représentée, simplement réfléchie par l’imaginaire de celui qui s’y confronte. Ambitieuse, prenante et plus subtile qu’elle n’y paraît, l’exposition du MAC/VAL produit son lot d’émotions et s’impose comme une pièce de maître qui parvient à faire ressentir, dans toute cette bizarrerie un peu vide, un peu déstabilisante, la sensation d’avoir presque accès à cette “expérience interdite” : rencontrer sa propre mort, et s’en souvenir.

A la vie à la mort
Il fait froid, il fait noir, c’est la magie de la mémoire. Comme une comptine se dégage de ce périple aussi envoûtant qu’effrayant… Il faut savoir regarder l’oeuvre de Boltanski avec la naïveté qu’elle appelle, ce sentiment de devoir se plonger tout entier dans un monde qui nous dépasse, un monde qui fait de la question existentielle une expérience immédiate, pleine et entière. Loin de tomber dans le piège du gigantisme que l’on aurait pu attendre d’une telle entreprise, Boltanski parvient à renouveler son propos en offrant un grand moment de réflexion et de questionnement, un miroir de la vie placé sur cette frontière qui la sépare de sa fin que Boltanski, comme tous les plus grands artistes, parvient à rendre un peu plus ténue.

Source : evene.fr

Un Coffret Cadeau Culturel pour noël !

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Coffret cadeau culturel

Coffret cadeau culturel

Noel approche et vous n’avez pas trouvé d’idées de cadeaux ? A Portée d’Art vous propose ces nombreux coffrets cadeaux, un moyen simple et original de faire plaisir ! Alors, cette année, offrez un cadeau culturel, ça changera des coffrets cadeaux classiques !

A Portée d’Art organise des cours d’histoire de l’art et des cours d’histoire des musiques à Paris pour tous. Un concept unique en son genre ! Des intervenants qualifiés sauront vous faire partager leur passion. Alors, venez découvrir la Peinture, la Musique Classique, le Cinéma, le Jazz, la Photographie ou bien le Rock et mettez l’Art à votre portée !



Zoom sur notre Coffret cadeau Prestige - 75 €

L’élégance d’un coffret marié à la simplicité d’un chèque cadeau, frais de port inclus !

Valable pour un cours Découverte - 3h30

  • Livré à l’adresse de votre choix
  • Message personnalisé possible
  • Envoi en urgence (sous les délais garantis par La Poste)

Retrouvez nos autres coffrets sur notre page de coffrets cadeaux.

Initier les enfants à l’art (2/5) : au musée avec les enfants.

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S’initier à l’art, ça peut démarrer tôt, mais ce n’est pas une mince affaire…
La visite d’un musée est l’occasion de partager une activité culturelle en famille ! Les musées de la ville de Paris proposent pour la plupart des formules d’ateliers dédiés aux enfants et des visites pour les familles nombreuses à des tarifs préférentiels à ne pas manquer.

Que vous soyez férus d’art contemporain, peinture, sculpture, musique…le choix d’activités ne manquera pas dans les nombreux musées de Paris et les enfants seront enchantés.
N’oubliez pas non plus qu’il y a un autre genre de musée dont les enfants sont friands : les musées de cire, des jouets, des sciences …
Vous trouverez ci-dessous quelques grands musées de Paris et un rapide tour d’horizon des différentes activités, visites et atelier proposés pour les enfants. Lire la suite »

Initier les enfants à l’art (1/5) : la sensiblisation.

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Dès la petite enfance, nous pouvons sensibiliser les enfants à l’art. D’ailleurs, à la maternelle, les enseignants se servent beaucoup d’images d’art. Les regarder, les manipuler, les copier : tout ceci ouvre des pistes de réflexion aux enfants.

Ils comprennent souvent très bien la logique des images et en gardent une bonne mémoire, c’est très surprenant. En fait, ce qui compte c’est qu’ils se familiarisent avec les oeuvres.

Il ne faut surtout pas leur présenter l’art sous la forme d’un cours théorique ou de manière trop révérencieuse. Les enfants ont besoin de toucher, de s’approprier les images.

Il faut que les parents mettent à disposition de leurs bambins des livres d’art ou des cartes qui ne soient pas trop précieux afin qu’ils puissent les feuilleter comme ils le souhaitent. Pas question de leur confier un ouvrage coûteux en divulguant mille précautions (”ne pose pas tes doigts sur les images”, “attention à ne pas corner les pages”, etc.), qui entraveraient la spontanéité de cette découverte. Les parents peuvent aussi dans la vie de tous les jours faire remarquer des gammes de couleurs, les perspectives dans une photo, les formes dans le relief d’un paysage… Lire la suite »

L’émergence de la Photographie (1850-1920)

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Autoportrait (Nadar - 1910)

Autoportrait (Nadar - 1910)

A ses débuts, la photographie apparaît comme un moyen de documentation. L’impact artistique n’est pas encore d’actualité. Nonobstant, elle devient peu à peu la « rivale » du dessin et de la peinture surtout en ce qui concerne le genre du portrait.

Nadar, caricaturiste de formation, excelle dans ce domaine. En effet, ses portraits démontrent autant que faire se peut les caractéristiques psychologiques du sujet.

Pour concurrencer l’impressionnisme pictural, un genre photographique voit le jour : le pictorialisme. L’enjeu de ce courant est de faire naître l’émotion artistique en utilisant et en interprétant les formes disponibles dans la nature.

La principale caractéristique de ce courant reste l’intervention revendiquée par les pictorialistes eux-mêmes au moment de la prise de vue et du tirage. Ainsi, le modèle photographié devient un simple élément constitutif de l’image finale et n’est plus le sujet principal.

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Cinéma : les tendances contemporaines.

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David Lynch

David Lynch

La démocratisation rapide des outils technologiques permettant une autre consommation du cinéma engendre de nombreux bouleversements du média. On a pu en réalité assisté à la disparition du film. Là où la pellicule constituait un support palpable par un nombre restreint de privilégiés durant l’époque classique, à savoir ceux qui la fabriquaient (laboratoires), ceux qui l’utilisaient (cinéastes, cadreurs) et ceux qui la manipulaient (monteurs, projectionnistes), elle est simplement de nos jours supprimée, n’étant plus utilisée que lors de la projection des films dans les salles.

Dans un avenir proche même, on prévoit de numériser l’ensemble de la chaine de production. Les salles recevront directement par satellite lors de la sortie d’un film les fichiers informatiques nécessaires à sa diffusion. Si le film est passé par le statut d’artefact comme un grand nombre de chef-d’œuvres enfermés dans les musées, il est maintenant au stade de simple produit. Lire la suite »

Histoire du Rock (2) : le Rock’n'Roll américain des années 50.

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Bill Haley

Bill Haley

Au début des années 50, les adolescents américains commencent à représenter un marché et ne se reconnaissent pas dans les crooners de l’époque. Bill Haley écoute les radios blanches et noires, et se lance en 1951 avec « Rocket 88 ». Viendra ensuite « Rock Around The Clock » comme nous l’avons vu précédemment. La réelle révolution est surtout sociale. Cette chanson déclenche l’hystérie, les jeunes détruisent des fauteuils dans les cinémas. Le 45t se vend alors à 25 millions d’exemplaires, et fera l’objet de nombreuses critiques par la suite (voix sans saveur, peu de charisme, …). Mais un blanc qui joue et chante comme un noir, c’est nouveau.

Il faut remettre cette chanson dans son contexte. La société d’alors cultive le puritanisme d’une part, et la consommation d’autre part. Les adolescents voulaient une rupture avec le passé. Il fallait du clinquant, et de la provocation. Ils n’attendront plus très longtemps pour trouver leur idole.

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Nos conseils pour partir à la découverte de la Musique Classique.

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1) Canon en ré majeur sur une basse obstinée de Pachelbel

Le Canon en ré majeur sur une basse obstinée de Johann Pachelbel fait partie d’une pièce de musique de chambre baroque, écrite aux alentours de 1680 pour trois violons et une basse continue.

A partir des années 1970, ce morceau a été vulgarisé et arrangé pour les instruments les plus divers et dans les styles les plus variés ce qui conduit parfois a des versions extrêmement éloignées de l’œuvre originale.

Retrouvez cet extrait sur Youtube

2) Extrait des Quatre saisons,  1er mouvement de l’Eté, Vivaldi

Les quatre saisons sont éditées en 1725 à Amsterdam et demeurent l’œuvre la plus célèbre de Vivaldi. Chaque concerto est accompagné de quatre sonnets, tous composés par Vivaldi. Sur la partition, l’auteur donne de nombreux détails sur la correspondance entre l’œuvre musicale et les sonnets.

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