Lou Reed fait partie sans conteste du Who’s Who de l’histoire du Rock. Sa carrière de près de 50 ans est jalonnée d’albums incontournables, surtout dans les années 60 et 70. Il est souvent considéré comme le « père du rock indépendant ».
Dans les années 60, alors que l’Amérique connaît une période marquée par l’ère des hippies, du folk et du rock psychédélique (côte ouest américaine notamment), une contre-culture apparaît à New York et le nord américain, avec le Velvet Underground parraîné par Andy Warhol, et les Stooges ou MC5.
Le Velvet Underground propose un line-up d’anthologie avec Lou Reed, Maureen Tucker, Sterling Morrison et John Cale. En 1967, le premier album Velvet Underground and Nico est un coup de maître et restera sans doute comme l’album le plus emblématique du groupe, avec une pochette dessinée par Andy Warhol. La musique du Velvet est aux antipodes des groupes californiens : froide, voire parfois ténébreuse. C’est assurément l’un des groupes qui influencera le rock indépendant des années 90. Le Velvet souffrira des tensions internes et Lou Reed le quittera au début des années 70.
Sa carrière solo voit un départ timide avec un album éponyme. Le second album, produit notamment par son compère David Bowie, sera considéré des décennies durant comme anthologique. Sorti en 1972, Transformer est véritablement incontournable et s’impose dans toute discothèque digne de ce nom. Personnelles et profondes, les compositions naviguent entre rock dandy et cabaret (Walk on the wild side, Perfect day…). Le disque est d’ailleurs considéré comme l’un des plus grands de l’histoire du rock (voir ici un classement édité par Libération en 1988).
D’autres disques suivront dans les années 70, parmi lesquels le mythique Berlin en 1973. Ils ne connaîtront pas tous, loin de là, le succès de Transformer. La fin des années 80 marquera un grand retour artistique avec 2 très bons disques : New York et surtout Songs for Drella avec son compère John Cale, en hommage à Andy Warhol.
Lou Reed restera à jamais comme l’un des plus grands compositeurs de la musique rock du XXe siècle. Walk on the wild side par exemple sera reprise des dizaines de fois par des artistes des décennies suivantes. Il aura surtout contribué à créer, bien avant l’heure, le « rock indépendant ».
Il sera en concert à l’Olympia le lundi 11 juin 2012. Les places ne sont certes pas à la portée de toutes les bourses, mais c’est une occasion de voir une légende qui a traversé 50 ans d’histoire en rock.
Lou Reed à l’Olympia de Paris
Lundi 11 juin 2012
28 bd des capucines, 75009 Paris
Places de 67,50 € à 111,50 € en vente en ce moment
Concerts également à Clermont-Ferrand, Lille et Bordeaux.