Dim 17 Juin 2012

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Michael Haneke : une paire de palmes.

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Le jury du 65e Festival de Cannes présidé par l'acteur et réalisateur Nanni Moretti a couronné lors de la cérémonie de clôture du 27 mai, le cinéaste autrichien Michael Haneke pour Amour, son 11ème long métrage cinématographique. Déjà récompensé en 2009 pour Le Ruban Blanc, il rentre dans le cercle très fermé des réalisateurs doublement primés.

A 70 ans, Michael Haneke rejoint ainsi le « groupe des 6 ».

Le premier à avoir obtenu une seconde palme fut Francis Ford Coppola en 1979 co-palme d’or avec Apocalypse Now récompensé avec Le Tambour de Volker Schlöndorff. Sa première distinction lui fut décernée en 1974 pour l’incroyable film d’espionnage Conversation Secrète.  Shohei Imamura gagna lui-aussi sa seconde palme (première avec La Ballade de Narayama en 1983) en partageant en 1997 le prix suprême pour l’Anguille avec Abbas Kiarostami et son film Le Goût de la cerise.

Le moins connu des réalisateurs du groupe est le danois Bille August, récompensé en 1983 pour Pelle le Conquérant et en 1992 pour Les Meilleures intentions. Le plus reconnu reste sans doute Emir Kusturica avec Papa est en voyage d’affaire  primé à l’unanimité du jury en 1985 et avec Underground dix ans plus tard (1995).

Finalement, le groupe des 6 s’agrandit à 7 avec un duo de réalisateurs : Luc et Jean-Pierre reçurent eux-aussi leur premier trophée cannois à l’unanimité en 1999 pour Rosetta et le second en 2005 pour l’Enfant.

La palme d’or de cette année récompense un film et un cinéaste fort et Haneke mérite bien plus que ce que les medias laissent entendre cette deuxième branche dorée. Certes la sélection à pu paraître moribonde, mais le talent du réalisateur autrichien, la justesse du jeu de Jean-Louis Trintignant, d’Emmanuelle Riva et d’Isabelle Huppert (fidèle du réalisateur) justifie amplement cette entrée dans le « groupe des 6 ».

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